Histoire

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Période coloniale

Les premiers européens débarquèrent à Rémire dès le XVIe siècle au lieu dit aujourd’hui dénommé « Anse de Rémire ». En 1645 les premières expéditions de colonisation de PONCET de BRETIGNY décimées se replient sur Rémire.La fondation historique de Rémire a lieu en 1652 par l’arrivée des Jésuites qui s’y installent jusqu’en 1765 sur un vaste domaine qui porte le nom de OYOLA.

Les Hollandais fuyant les Portugais du Brésil, arrivent sur les côtes guyanaises en 1656 désertées depuis trois ans. Parmi eux se trouvent 68 juifs suivis par d’autres venant d’Italie et du Brésil en 1660 afin de renforcer la communauté.

En 1664, les Français reprennent la Guyane aux Hollandais et les juifs qui y sont installés furent dépossédés. Les Anglais se rendent maîtres de ces terres en débarquant en 1667 à Rémire, qu’ils pillent et saccagent avant de repartir. Après leur départ, les Français se réinstallent.

Les derniers soubresauts de l’histoire militaire de la Guyane dont Rémire fut le théâtre ont lieu en 1676 par la prise, d’abord par les hollandais, du Fort Diamant, puis par les français de l’Amiral D’ESTRÉE qui débarquent à l’anse de Montravel.

La commune de Rémire, se limitait à un bourg constitué d’un église, son presbytère et une ou deux cases situées face à la mer (terrain de l’ancienne distillerie PREVOT) plage de Rorota.

Ce n’est qu’au milieu du XIXe siècle que Rémire a été déplacée plus à l’intérieur pour s’exonérer d’une érosion littorale trop fréquente et d’un site peu défendable.

Pendant cinquante ans, Rémire et Cayenne seront les seuls quartiers résultant d’un découpage territorial de l’époque coloniale équivalent aux cantons actuels à avoir rang de paroisse.

Grâce à la présence des jésuites, Rémire gardera jusqu’en 1765 un caractère économique fondé sur l’agriculture avec un modèle d’occupation du sol typiquement colonial, dans une organisation spatiale relâchée, type résidentiel (habitat permanent).

Histoire récente

L’attrait de Cayenne et ses nombreux débouchés essentiellement dans le secteur tertiaire sonne progressivement le glas de l’activité agricole de la commune, qui garde son attrait pour les fonctionnaires par la qualité de sa situation géographique (plage, terres ventilées) qui favorise un habitat résidentiel type villa individuelle.

Après la guerre, la population de cette commune s’enrichit de nombreuses et différentes communautés étrangères, des juifs hollandais, aux réfugiés martiniquais, confirmant par là, la vocation de terre d’asile de Rémire. Les Saints-Luciens arrivés en 1950 en nombre important et les javanais vont avoir une influence sensible sur la tradition guyanaise et rémiroise. Les brésiliens pour travailler sur les chantiers, bâtiments et travaux publics, suivis par les haïtiens, entretien des jardins, maisons et cultures d’abatis vont confirmer cette tendance. Selon un décret de 1969 la commune de Rémire s’appelle désormais Rémire-Monjoly.

En 1971, Monsieur Edmard LAMA en est élu maire jusqu’à son décès. La commune connaît une véritable explosion démographique avec ses conséquences sur l’équilibre social, économique et environnemental du territoire.

790 habitants en 1911 ; 2064 en 1967 ; 7919 en 1984 ; 11 709 en 1990 ; 15 538 en 1999 pour atteindre 18 182 en 2009.

La construction de grands ensembles résidentiels (Ames Claires, Parc Lindor) crée un nouveau pôle urbain de 1000 logements avec environ 3 300 personnes (taux d’occupation moyen 3,3 personnes/ logement).

De cette histoire peu banale, il résulte des conséquences marquantes pour la commune soumise à un choc des cultures, avec ses incidences sur la tradition et sur l’organisation urbaine répartie en cinq pôles de différenciation sociale fragilisant la cohérence territoriale et donc la gestion communale.

La création du centre Moulin à Vent au centre géographique de la commune dans les années 90 avait pour objet de fédérer ces différents pôles autour de cette zone urbaine où serait implanté l’Hôtel de ville.

Aujourd’hui, Rémire-Monjoly compte 18 182 habitants. Un véritable pôle urbain qui s’affirme avec le développement de son pôle administratif dans la zone du Moulin à Vent. Des infrastructures de proximité ont récemment été mises en place. Le Développement Social Urbain (DSU), situé au cœur de la cité des Ames Claires mène des actions d’emploi, d’éducation, d’environnement, de santé, de sport et de culture, afin de lutter contre les exclusions dans les quartiers et aboutissant à la signature en novembre 2007 du Contrat Urbain de Cohésion Sociale avec l’Etat.