Traitement des eaux

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Eau potable, qu'en savez-vous ?

Il existe de nombreuses lois venant du code de l’environnement qui visent à lutter contre la pollution de l’eau, limiter la dégradation des écosystèmes aquatiques afin de préserver la qualité de vie sur terre.

L’eau potable est une nécessité, alors il faut la protéger.

Les procédés classiques de traitement des eaux

Le traitement d’une eau brute dépend de sa qualité, laquelle est fonction de son origine et peut varier dans le temps. L’eau à traiter doit donc être en permanence analysée car il est primordial d’ajuster le traitement d’une eau à sa composition et, si nécessaire, de le moduler dans le temps en fonction de la variation observée de ses divers composants. Il peut arriver cependant qu’une pollution subite ou trop importante oblige l’usine à s’arrêter momentanément.

Le traitement classique et complet d’une eau s’effectue en plusieurs étapes dont certaines ne sont pas nécessaires aux eaux les plus propres.

L’oxydation :

si les eaux à traiter contiennent beaucoup de matières organique, ou encore de l’ammoniaque, du fer ou du manganèse, une étape d’oxydation préalable est nécessaire. Elle permet d’éliminer plus facilement ces substances au cours de l’étape suivante dite de clarification. On utilise pour cela un oxydant comme le chlore ou l’ozone

La clarification :

la clarification permet l’élimination des particules en suspension. Après son passage à travers des grilles qui retiennent les matières les plus grosses, l’eau est acheminée dans des bassins dits de décantation. Là, sous l’effet de leur poids, les particules gravitent vers le fond où elles se déposent. L’eau décantée est ensuite filtrée à travers une ou plusieurs couches d’un substrat granulaire, comme du sable, qui retient les particules résiduelles, les plus fines.
Pour faciliter cette étape, et en particulier éliminer les particules en suspension de très petites tailles, l’ajout d’un produit chimique (un coagulant) permet à ces particules de s’agglomérer. Plus grosses et plus lourdes, les nouvelles particules sont plus facilement décantées et filtrées. On appelle ce procédé la coagulation / floculation.

La désinfection :

en fin de traitement, la désinfection permet l’élimination des micro-organismes pathogènes (bactéries et virus). On utilise pour cela soit un désinfectant chimique comme le chlore ou l’ozone, soit des rayonnements ultraviolets.
Il est important que ce traitement persiste tout au long du réseau afin qu’aucun germe ne puisse se développer dans les canalisations où l’eau peut séjourner plusieurs jours.

Enfin, si besoin est, la dureté et l’acidité de l’eau sont corrigées afin de protéger les canalisations de la corrosion ou de l’entartrage.

Lorsque cette chaîne traditionnelle de traitement ne suffit pas, ce qui est de plus en plus souvent le cas, compte tenu de la présence de quantités croissantes de certains polluants comme les nitrates et les pesticide, certains traitements

Le procédé d’adsorption sur charbon actif notamment permet d’éliminer, après un éventuel traitement d’oxydation, des polluants organiques dissous comme certains pesticides ou hydrocarbures. Le charbon actif est utilisé soit sous forme de poudre lors de la floculation, soit en grains dans d’épais lits de filtration. Les molécules organiques, dont la taille a été réduite lors de l’oxydation, pénètrent et se fixent dans les pores du charbon actif. On utilise aussi parfois un charbon actif dit biologique, lequel possède, adsorbées sur ses parois, des micro-organismes grands consommateurs de matières organiques biodégradables. L’intérêt d’un tel procédé est qu’il permet d’extraire des micropolluants organiques sans employer de produits chimiques.

D’autres techniques ont également été développées en raison de l’augmentation de la teneur en nitrates des eaux brutes. Sont utilisées aujourd’hui dans certaines unités, la dénitratation au moyen de résines échangeuses d’ions qui permettent de remplacer l’ion nitrate par un autre ion sans danger, comme l’ion chlorure ou l’ion carbonate, ou la dénitrification biologique (utilisant des bactéries) qui permet de transformer l’ion nitrate en azote gazeux.

Si tous ces procédés permettent bel et bien d’améliorer significativement la qualité des eaux brutes, l’usage de réactifs chimiques ne va pas sans poser certaines difficultés. C’est le cas par exemple de l’usage du chlore comme désinfectant, longtemps considéré pourtant comme une véritable panacée. En effet, en réagissant avec certaines molécules organiques, le chlore peut voir sa concentration dans l'eau diminuer rapidement sur le réseau de distribution, ce qui peut favoriser le développement de micro-organismes. Par ailleurs, ces réactions conduisent à la formation de produits dont certains sont suspectés de toxicité pour l'homme. Ils font d'ailleurs l'objet de normes spécifiques dans la dernière directive européenne sur la qualité de l'eau destinée à la consommation humaine, laquelle doit être prochainement transposée en droit français. Les atouts du chlore demeure néanmoins réels, puisqu'il constitue toujours la meilleure garantie de préservation de la qualité microbiologique de l'eau durant son transport, de l'usine de traitement jusqu'aux habitations.

L’idéal serait bien sûr de pouvoir traiter l’eau sans avoir recours à des réactifs chimiques : c’est ce que permettent en partie aujourd’hui les procédés de filtration sur membranes.

La politique de l’eau en France et en Guyane : la loi sur l’eau du 3 Janvier 1992

"l’eau fait partie du patrimoine commun de la Nation. Sa protection, sa mise en valeur et le développement de la ressource utilisable, dans le respect des équilibres naturels, sont d’intérêt général. L’usage de l’eau appartient à tous dans le cadre des lois et règlements ainsi que des droits antérieurement établis". (source Ministère de l’écologie)

Principes

La politique actuelle est fondée sur quatre principes :

Répartition des compétences

La politique de l’eau est définie en partenariat entre :

Au plan national

Le comité national de l’eau, consulté sur les grandes orientations ainsi que sur les projets de textes législatifs et réglementaires, est constitué :

Au niveau des bassins

Les institutions de bassin, comité de bassin et agence de l’eau, regroupent :

Au niveau des sous-bassins

Une commission locale de l’eau, qui participe à l’élaboration du schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE) qui précise les objectifs plus détaillés d’utilisation de l’eau, est composée :

Au niveau local

Les maires (36 000 en France) sont responsables de l’alimentation en eau potable et de l’assainissement de leur commune (eaux usées et eaux pluviales).

Au niveau du Centre du Littoral :

La compétence en est confiée à la C.C.C.L , qui a pour objet, le développement de la coopération et de la solidarité entre plusieurs communes.

L’incitation financière

Des décisions concertées

Les décisions de financement, pour la réalisation et la réhabilitation des équipements qui garantissent l’approvisionnement et la qualité de l’eau, sont prises au sein des organismes de bassin

L’eau, un bien économique, il a un prix, il faut l’acheminer, la traiter, prévoir l’approvisionnement, construire des dispositifs pour garantir sa qualité.

L’eau paie l’eau

Les usagers supportent par leur facture d’eau l’essentiel des dépenses liées aux investissements et au fonctionnement des équipements nécessaires à la gestion de l’eau.

L’assainissement des eaux usées, c’est un impératif pour la qualité de vie sur terre

Les bassins d’eau en Guyane et les travaux pour l’assainissement de l’eau et une meilleure distribution ou canalisation :

Il est à noter que la C.C.C.L. qui a les compétences, s’est dotée d’un schéma directeur d’assainissement accessible sur son site internet.

Les Acteurs de l’Eau

Les Outils de gestion de l’eau en Guyane

La structuration et l’établissement d’une politique de l’eau en Guyane est relativement récente puisque la loi sur l’eau de 1964 ne s’appliquait pas aux Départements d’Outremer.

Le Comité de Bassin de la Guyane a été créé en 1995. C’est en quelque sorte « le Parlement de l’Eau » qui est consulté sur toutes les grandes questions se rapportant à la gestion de l’eau en Guyane.

L’Office de l’Eau

A la demande des Présidents de Comités de Bassin des DOM, la loi d’orientation pour l’Outremer du 13 décembre 2000 inscrit dans son article 51 la possibilité de création d’un Office de l’Eau dans ces départements. Le décret d’application du 28 décembre 2001 fixe les conditions d’organisation de ces offices.

L’office de l’Eau constitue l’organisme exécutif du Comité de Bassin, comme les Agences de l’eau pour le territoire métropolitain. L’office de l’eau a en charges des compétences obligatoires :

Cette compétence est primordiale pour assurer une technicité complémentaire aux communes, notamment pour le suivi des politiques et ouvrages d’assainissement, ainsi que pour l’alimentation et le traitement de l’eau potable.

L’office de l’eau peut également, à la demande du Comité de Bassin, assurer la programmation et le financement d’actions et de travaux, et la mise en place et la collecte des redevances liées aux prélèvements d’eau dans le milieu naturel.

La DIREN

Les missions de la DIREN dans ce domaine sont entre autres :

La MISE (Mission Inter service de l’Eau)

Le rôle de la MISE de Guyane est la coordination des de police de l’eau au sens large, c’est à dire principalement :

L’animation de la MISE a été confiée à la Direction de l’Agriculture et de la Forêt.

Les Services de police de l’eau :

Suite à la réorganisation nationale des services Police de l’eau et des MISE, initiée par le Ministère de l’Écologie et du Développement Durable, en 2004, les services police de l’eau et la MISE de Guyane ont connu un remaniement. Par arrêté préfectoral n°1848/1D/1B/ENV du 14 septembre 2004, les compétences Police de l’eau en Guyane se répartissent ainsi :

A partir des enjeux de la politique de l’eau dans le département, notamment définies par le SDAGE, le Chef de MISE propose chaque année un plan d’action opérationnel qui constituera le fil conducteur de l’action de la MISE pour l’année. Ce plan est présenté et discuté en Comité Technique de l’Eau et arrêté par le Préfet.